Les origines


La peinture corporelle, ou body painting, existe depuis la Préhistoire.
Les humains utilisaient déjà des pigments naturels comme l’ocre, l’argile ou le charbon pour décorer leur corps.

Dans de nombreuses cultures d’Afrique, d’Australie, d’Amérique ou d’Océanie, ces peintures avaient une véritable signification : elles pouvaient représenter l’identité, l’appartenance à un groupe, une cérémonie ou un passage important de la vie.

Au XXᵉ siècle, le corps devient aussi un support artistique. Des artistes commencent à l’utiliser comme une véritable toile vivante, donnant naissance au body art et au body painting contemporain.


Aujourd’hui, la peinture corporelle se retrouve dans l’art, la mode, la photographie, les festivals, le théâtre et le cinéma.

Les techniques ont évolué, mais le principe reste le même : utiliser le corps pour raconter, représenter et créer.


Dans mon travail, je me saisis de la peinture corporelle comme d’un moyen d’expression et de transformation.
Le corps n’est plus seulement un support : il participe pleinement à l’œuvre.
À travers la couleur, les formes et la matière, je cherche à modifier notre perception du corps, à révéler certaines parties ou au contraire à les faire disparaître.

La peinture me permet ainsi de créer un dialogue entre le corps, l’identité et le regard de l’autre. Je m’inspire de l’histoire de la peinture corporelle tout en me l’appropriant avec mon univers, ma sensibilité et ma manière de créer.